Partir quelques jours au bord de la mer, découvrir une nouvelle région ou simplement changer d'air… Lorsque l'on accompagne au quotidien un conjoint malade ou en perte d'autonomie, ces projets peuvent sembler difficiles à envisager.
Comment organiser le voyage ? L'hébergement sera-t-il adapté ? Qui pourra prendre le relais si l'on a besoin de se reposer ? Et surtout, ces vacances permettront-elles réellement de souffler ?
Pourtant, partir en vacances avec son conjoint malade reste possible. Il existe aujourd'hui plusieurs solutions pour continuer à voyager à deux, même lorsque la maladie, le handicap ou la perte d'autonomie ont changé le quotidien.
Voici quelques pistes pour choisir des vacances adaptées à vos besoins, sans renoncer au plaisir de partir ensemble.
Lorsque l'un des conjoints accompagne l'autre au quotidien, le moindre déplacement peut nécessiter une organisation importante.
Il faut parfois prévoir les médicaments, anticiper la fatigue, vérifier l'accessibilité des lieux, organiser les déplacements ou s'assurer que les habitudes de la personne malade pourront être respectées.
Pour l'aidant, les vacances peuvent alors ressembler à une prolongation du quotidien, simplement dans un environnement différent.
La charge mentale reste présente : il faut continuer à penser à tout, surveiller, anticiper et parfois renoncer à certaines activités.
C'est particulièrement vrai lorsque l'on accompagne un conjoint atteint de la maladie de Parkinson, de la maladie d'Alzheimer, d'une sclérose en plaques ou de toute autre pathologie entraînant une perte d'autonomie.
Pour autant, le besoin de vacances ne disparaît pas avec la maladie. Bien au contraire, changer de cadre peut être l'occasion de partager d'autres moments et de retrouver le plaisir d'être ensemble, au-delà du rôle d'aidant.
Encore faut-il choisir une formule adaptée.
La première possibilité consiste à organiser soi-même son séjour, dans un hôtel, une location de vacances ou une résidence adaptée.
Cette formule permet de conserver une grande liberté dans le choix de la destination, des dates et des activités.
Il est toutefois indispensable de vérifier certains points avant de réserver :
Attention : un hôtel disposant d'une chambre accessible n'est pas nécessairement en mesure de répondre à toutes les situations de dépendance.
Cette solution convient particulièrement lorsque la personne malade conserve une autonomie suffisante et que l'aidant peut poursuivre son accompagnement sans se mettre lui-même en difficulté.
Son principal inconvénient : même en vacances, l'aidant continue généralement d'assurer l'essentiel de l'accompagnement.
Une deuxième possibilité consiste à organiser le séjour soi-même, tout en faisant intervenir des professionnels sur place.
Selon les besoins et les ressources disponibles dans la destination choisie, il est parfois possible de solliciter un service d'aide à domicile pour accompagner la personne malade pendant quelques heures.
L'objectif est de permettre à l'aidant de bénéficier d'un temps libre : se promener, lire, profiter d'une activité ou simplement se reposer.
Si votre conjoint nécessite des soins infirmiers, leur continuité doit également être anticipée avec les professionnels de santé concernés.
Cette solution peut être intéressante, mais elle demande de s'y prendre suffisamment tôt.
Il faut identifier un prestataire disponible, expliquer précisément les besoins, organiser les horaires et vérifier les conditions de prise en charge.
En pratique, l'aidant reste donc responsable d'une grande partie de l'organisation.
Il existe une troisième solution, encore relativement méconnue : les séjours de répit aidant-aidé.
Le principe est simple : permettre à une personne qui accompagne son conjoint malade de partir en vacances avec lui, tout en bénéficiant d'un accompagnement organisé.
Contrairement à des vacances traditionnelles, ces séjours sont conçus dès le départ pour tenir compte des besoins de l'aidant et de la personne aidée.
Ils associent généralement plusieurs éléments :
L'intérêt est de ne plus avoir à choisir entre prendre soin de son conjoint et prendre du temps pour soi.
L'aidant peut profiter de véritables moments de repos, sans nécessairement se séparer de son proche pendant plusieurs jours.
C'est précisément pour répondre à ce besoin que nous avons créé MonRépit.
Nous organisons des séjours de répit de quatre jours et trois nuits, exclusivement en Nouvelle-Aquitaine, dans des hôtels confortables sélectionnés pour leur cadre et leur qualité d'accueil.
Nos séjours réunissent de petits groupes de trois ou quatre binômes aidant-aidé afin de favoriser une atmosphère conviviale et un accompagnement attentif.
Pendant le séjour, des auxiliaires de vie interviennent sur deux demi-journées d'environ trois heures chacune pour accompagner les personnes aidées.
Pendant ce temps, les aidants peuvent profiter d'une activité bien-être, d'un moment au spa, d'une promenade ou tout simplement d'un temps de repos.
Le reste du programme alterne des moments partagés, des repas conviviaux, des activités adaptées et des périodes libres.
Un coordinateur MonRépit accompagne le groupe et veille au bon déroulement du séjour.
L'idée n'est pas de multiplier les activités, mais de permettre à chacun de profiter de quelques jours à son rythme, dans un environnement chaleureux.
Une précision importante : les séjours MonRépit se déroulent dans des hôtels non médicalisés. Ils ne sont pas adaptés à toutes les situations de dépendance. Avant toute inscription, nous échangeons avec chaque famille pour vérifier que les besoins de la personne accompagnée sont compatibles avec l'organisation et les moyens prévus sur place.
Découvrir les prochains séjours de répit MonRépit
Certaines situations nécessitent un accompagnement plus soutenu, notamment lorsque la personne malade a besoin d'une assistance permanente ou de soins réguliers qui ne peuvent pas être organisés dans un hébergement touristique.
Il peut alors être préférable de se tourner vers un organisme proposant des vacances adaptées avec un encadrement spécifique, ou vers une structure médico-sociale appropriée.
Lorsque partir ensemble n'est pas possible, l'hébergement temporaire peut également permettre à l'aidant de s'absenter quelques jours pendant que son proche est accueilli dans un établissement adapté.
Ces différentes solutions ne répondent pas exactement aux mêmes besoins. L'essentiel est de trouver celle qui correspond réellement à la situation du couple.
Pour en savoir davantage, le portail officiel Pour les personnes âgées présente plusieurs dispositifs permettant aux aidants et à leurs proches d'envisager des vacances.
Avant de réserver, quelques questions permettent d'identifier la formule la plus appropriée.
Quel est le niveau d'autonomie de mon conjoint ?
Peut-il se déplacer, prendre ses repas et réaliser les gestes essentiels du quotidien ? A-t-il besoin d'une aide ponctuelle ou continue ? Ces informations permettront de déterminer le type d'accompagnement nécessaire.
De quel repos ai-je réellement besoin ?
Certains aidants souhaitent simplement changer d'environnement. D'autres ressentent le besoin de ne plus avoir à tout organiser et de pouvoir bénéficier de quelques heures pour eux.
Souhaitons-nous partir seuls ou rencontrer d'autres personnes ?
Les séjours en petit groupe permettent de partager des expériences avec d'autres couples qui connaissent des situations parfois proches. Pour certains participants, ces rencontres constituent un aspect particulièrement apprécié des vacances.
Quel budget pouvons-nous consacrer au séjour ?
Le coût dépend de l'hébergement, de la durée, des prestations et de l'accompagnement prévu.
Des aides financières existent dans certaines situations, notamment auprès d'organismes de retraite ou dans le cadre de dispositifs de soutien aux aidants. Leur mobilisation dépend de critères précis et n'est pas automatique.
Il est donc utile de se renseigner avant de réserver.
Oui, cela peut être possible, selon l'évolution de la maladie et les besoins de la personne. Il convient notamment d'anticiper les déplacements, la fatigue, les traitements et l'accessibilité du lieu de séjour. Un avis médical peut être utile lorsque l'état de santé le nécessite.
Oui. Certains organismes proposent des séjours accompagnés permettant à une personne malade ou en perte d'autonomie de partir avec son conjoint aidant, avec des temps d'accompagnement professionnel.
Pas nécessairement. Les séjours aidant-aidé permettent précisément de partir ensemble, tout en organisant des moments pendant lesquels l'aidant peut profiter de temps pour lui.
La maladie transforme souvent le quotidien d'un couple. Elle modifie les habitudes, les projets et parfois la manière de profiter du temps passé ensemble.
Mais elle ne doit pas nécessairement signifier la fin des vacances.
Avec une organisation adaptée et un accompagnement correspondant aux besoins de chacun, il reste possible de s'offrir quelques jours ailleurs, de découvrir de nouveaux endroits et de partager de beaux moments.
Chez MonRépit, nous sommes convaincus qu'un aidant doit pouvoir continuer à vivre des expériences agréables avec son proche, sans que chaque départ devienne une source de contraintes supplémentaires.
Vous aimeriez partir quelques jours avec votre conjoint, mais vous ne savez pas si cela est possible ?
Nous pouvons échanger sur votre situation, vos besoins et les possibilités d'accompagnement.
Consultez notre calendrier des séjours de répit en Nouvelle-Aquitaine ou contactez-nous au 07 70 97 84 66.
MonRépit – Des séjours pour souffler, ensemble.
Nous vous enverrons les prochains séjours dès leur mise en ligne sur notre site